Mission Rosetta : Philae a détecté des molécules organiques sur la comète

Philae lors de son arrivée sur la comète 67P

Philae lors de son arrivée sur la comète 67P

Alors que le directeur de l'ESA s'est félicité du succès de la mission Rosetta, Philae a détecté et récolté des molécules organiques sur la comète.

La mission Rosetta "est déjà un succès", mais "il faut que Philae atterrisse", a annoncé mardi le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Jean-Jacques Dordain, après que le petit robot se soit finalement détaché la sonde européenne. "Alea jacta est. Il faut que Philae atterrisse, mais on ne peut plus rien pour lui. Il est sur une trajectoire purement balistique et la gravitation de la comète est très faible", a déclaré M. Dordain lors d'un point presse à Darmstadt. "Il a sept heures devant lui pour arriver au bon endroit", a-t-il précisé.

Philae, un travail de précision

Questionné sur les quelques difficultés rencontrés par le système d'atterrissage de Philae détecté pendant la nuit, M. Dordain a dit que si la décision de lancer l'opération avait été prise, "c'est qu'on a suffisamment de marge, de redondance, pour pouvoir y aller""C'est vrai qu'il y avait déjà beaucoup d'inconnues. Le petit problème de cette nuit augmente peut-être la liste des inconnues mais on a travaillé toute la nuit pour faire en sorte qu'on maîtrise les risques", a-t-il ajouté.

Selon le directeur de l'ESA, "Rosetta est déjà un succès". "80% de la science est faite par Rosetta mais, d'un autre côté, Philae va donner des informations sur la comète qu'on ne pourra pas avoir avec Rosetta".

Les instruments de mesure embarqués dans Philae

Les instruments de mesure embarqués dans Philae

Les comètes au coeur de la vie sur Terre ?

Mais ce que l'on retiendra surtout de ce succès est que Philae a détecté des molécules organiques. Ces molécules basiques ont été captées et analysées dans l’atmosphère de la comète par le petit module baptisé COSAC, conçu en collaboration avec l’université de Nice-Sophia Antipolis et envoyé à bord de Philae. Découvrir et analyser ces molécules organiques est l’un des objectifs majeurs de la mission européenne. Elles constituent en effet les racines du développement de la vie.

Le doute persiste sur la nature des échantillons

"On ne sait pas encore précisément lesquelles", a cependant nuancé Michel Cabane, chercheur au LATMOS (IPSL), membre de l'équipe de l'instrument COSAC. "Le signal est soit très faible, soit inexistant", précise Michel Cabane. Plusieurs hypothèses sont possibles. La transmission de l'échantillon vers le four d'analyse peut avoir échoué ou alors ne forage aura connu des dysfonctionnements.

"Il se pourrait aussi que l'échantillon ne contienne rien de détectable par COSAC Pour l'instant, il est impossible de dire ce qui s'est réellement passé. Tout cela se passe à 500 millions de kilomètres, ce n'est pas facile d'arriver comme cela à une conclusion catégorique. Nous saurons probablement en début de semaine prochaine à quoi nous en tenir", a conclu le chercheur.

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